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Politique

Le Conseiller-Président Emmanuel VERTILAIRE sort du silence et revient sur ses actions discrètes au CPT

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Au sein du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), plusieurs décisions portées par le Conseiller-Président Emmanuel VERTILAIRE sont restées largement en dehors du débat public. Ces initiatives concernent pourtant des secteurs clés tels que la justice, la mémoire nationale et l’enseignement supérieur, dans un contexte marqué par une forte défiance de la population envers la classe politique et l’État central.

Joint par téléphone, Emmanuel VERTILAIRE reconnaît le peu d’intérêt suscité par ces démarches, tout en indiquant privilégier l’accomplissement de ses responsabilités institutionnelles. Membre du Conseil Présidentiel de Transition depuis le 25 avril 2024 avec droit de vote, Emmanuel VERTILAIRE évolue dans une période de transition politique caractérisée par l’absence d’élections et l’affaiblissement des institutions.

Il a fait le choix de concentrer son action sur des décisions institutionnelles plutôt que sur des prises de position publiques répétées. Selon ses proches collaborateurs, ces actions visent principalement le rétablissement de l’autorité de l’État et le renforcement de l’État de droit.

Parmi les dossiers suivis, figurent la réforme de l’accès à la justice, L’implantation des pôles judiciaires et le Décret sur la haute Cour de justice. En tant que responsable de ce chantier au sein du CPT, Emmanuel VERTILAIRE a soutenu la création de six Tribunaux de Première Instance, notamment à Ouanaminthe, Limbé, Jean-Rabel, Belladère et La Gonâve. Ces nouvelles juridictions répondent à une demande ancienne des populations locales, longtemps privées de services judiciaires de proximité. L’objectif est de réduire les délais de traitement des dossiers, de limiter les déplacements coûteux vers les grandes villes et de renforcer la présence de l’État dans des zones marginalisées.

Parallèlement, une autre initiative concerne la protection juridique de la mémoire nationale. Un projet de décret, adopté en Conseil des ministres, prévoit des sanctions pénales et financières contre les injures et actes de diffamation visant Jean-Jacques Dessalines et les autres héros de l’indépendance. Cette mesure, jugée sensible par certains observateurs, s’inscrit dans une volonté de mettre fin à la banalisation des atteintes symboliques à l’histoire nationale et de réaffirmer les repères fondateurs de la nation.

L’action du Conseiller-Président s’est également étendue au secteur de l’enseignement supérieur, avec l’appui à l’opérationnalisation de l’Agence nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, créée par décret en 2020. La publication officielle du Conseil de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique vise à renforcer la régulation du secteur, l’accréditation des programmes et le contrôle de la qualité des universités publiques et privées.

Au-delà du niveau national, Emmanuel VERTILAIRE s’est aussi investi dans des initiatives locales au sein de sa commune d’origine, La Victoire. Selon une analyse signée Marc-Donald VINCENT, ces actions, parfois peu visibles et parfois impopulaires, constituent néanmoins des tentatives de redressement institutionnel dans un climat de méfiance généralisée.

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