Le gouvernement canadien a ordonné le mercredi 6 novembre 2024, la dissolution des activités de TikTok, propriété de l’entreprise chinoise ByteDance, citant des risques pour la sécurité nationale. Cependant, les autorités n’interdisent pas aux Canadiens l’accès à l’application ni la possibilité de continuer à créer du contenu.
« Le gouvernement prend des mesures pour répondre aux risques spécifiques liés à la sécurité nationale concernant les opérations de ByteDance Ltd au Canada », a déclaré le ministre de l’Innovation, FRANÇOIS-PHILIPPE Champagne, dans un communiqué relayé par l’agence de presse Reuters. Ottawa avait déjà entamé l’an dernier une révision des projets d’expansion de TikTok au Canada, invoquant la nécessité d’évaluer les risques posés par les investissements étrangers.
En vertu de la législation canadienne, les détails des évaluations de sécurité demeurent confidentiels. Cependant, la décision de dissolution s’appuie sur des informations et des preuves fournies par la communauté canadienne de sécurité et de renseignement, ainsi que par d’autres partenaires gouvernementaux.
TikTok a réagi en annonçant son intention de contester cette décision en justice. Un porte-parole de la société a souligné que « la fermeture des bureaux canadiens de TikTok et la perte de centaines d’emplois bien rémunérés ne servent les intérêts de personne ». En février dernier, le Canada avait déjà interdit l’application sur les appareils gouvernementaux, jugeant qu’elle représentait un risque inacceptable pour la vie privée et la sécurité.
La décision d’Ottawa s’inscrit dans une vague mondiale de méfiance croissante envers TikTok et sa société mère chinoise, ByteDance. Aux États-Unis, TikTok fait également face à une pression accrue : la société doit vendre l’application d’ici janvier prochain pour éviter une interdiction complète.
Juste un clin d’œil !