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International

Tentative de Coup d’État en Guinée Bissau

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Des tirs nourris ont été entendus, mardi 1er février, près du palais du gouvernement à Bissau, capitale de Guinée-Bissau, un État de l’Afrique de l’Ouest. La CEDEAO condamne une « tentative de coup d’Etat ». La communauté internationale réagit.

Mardi après-midi, des tirs nourris ont retenti près du palais du gouvernement à Bissau alors qu’il devait se tenir un conseil des ministres extraordinaire, selon des correspondants de l’AFP sur place.

Des hommes lourdement armés ont encerclé le bâtiment. Le président Umaro Sissoco Embalo et le Premier Ministre Nuno Gomes Nabiam devaient y être pour le conseil des ministres.

La communauté internationale commence à réagir

La Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a condamné la «tentative de coup d’État» en cours, selon elle, en Guinée-Bissau et a demandé aux militaires de «retourner dans leurs casernes».

«La Cédéao condamne cette tentative de coup d’État et tient les militaires responsables de l’intégrité physique du président Umaro Sissoco Embalo et des membres de son gouvernement», a déclaré l’organisation sous-régionale dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

 

L’Union Africaine se dit très inquiète de la situation. «Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, suit avec grande inquiétude la situation en Guinée-Bissau, marquée par une tentative de coup d’État contre le gouvernement du pays», écrit dans un communiqué l’UA.

Le Portugal invite ses citoyens dans la région à rester chez eux. «L’ambassade du Portugal en Guinée-Bissau recommande à tous les citoyens portugais résidant en Guinée-Bissau, compte tenu des récents événements, de rester chez eux et d’attendre de nouvelles informations», a indiqué le communiqué publié sur le site de l’ambassade.

Le secrétaire général de l’ONU a réclamé dans un communiqué «l’arrêt immédiat» des combats à Bissau et «le plein respect des institutions démocratiques du pays». Antonio Guterres est «profondément préoccupé par les informations sur des combats intenses à Bissau», précise son communiqué.

Par ailleurs, le président Embalo déclare que la situation est sous contrôle. «Je vais bien Alhamdoulillah », a écrit le président bissau-guinéen sur son compte Twitter. « La situation est sous contrôle gouvernemental ».

 

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