La Police Nationale d’Haïti dispose d’un effectif d’environ 10.000 policiers et les Forces Armés D’Haïti comptent plus de 2.000 militaires selon les chiffres disponibles. Les forces de sécurité nationale sont au nombre de 15.000 environ malgré tout, la situation sécuritaire du pays est devenue de plus en plus accablante. La force multinationale dirigée par le Kenya comptera environ 1.000 policiers et militaires kenyans sans tenir compte de ceux que disposeront d’autres pays. Si plus de 12.000 échouent piteusement, Que peut-on réunir avec un millier ? La PNH et les FAD’H sont-elles incapables de juguler la flambée de violence des gangs et rétablir la sécurité ?
La Police Nationale d’Haïti (PNH) n’arrive pas à garantir la sécurité des vies et des biens sur le territoire. Malgré la volonté des forces de l’ordre, elles parviennent pas à créer un climat de paix dans un pays rongé par la violence inouïe des gangs qui occupent 80% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince sans compter les villes de province. La PNH ne bénéficie pas de formation appropriée, de l’encadrement salarial et ne dispose non plus de matériels nécessaires pour bien remplir son rôle. Au lieu de cela, l’on assiste à une complicité entre les gangs qui terrorisent, violent impunément.
Quant aux Forces Armées d’Haïti ( FAD’H), c’est une institution qui n’existe que sur le papier puisque, sur le terrain aucune présence militaire n’est remaquée sinon que dans le cortège du ministre de la défense Dr Énold Joseph et celui du premier ministre Ariel Henry et quelques uns qui surveillent le grabd quartier général de l’armée. Les soldats perçoivent leur salaire et les bénéfices liés à leur statut alors que ces derniers ne font rien pour assister les citoyens qui connaissent toutes les peines du monde face à la violence généralisée.
Il faut aussi souligné qu’il y a une volonté politique derrière le phénomène du banditisme, dans le sens que les dirigeants nenfont montre d’aucune volonté politique pour rétablir la sécurité ou du moins, ils ne fontvpas de celle-ci leur priorité. Les démarches du gouvernement de demander à la communauté internationale, notamment l’ONU, de déployer une force multinationale en Haïti se situe dans l’unique souci de préserver leur intérêt politique et l’intérêt économique d’une frange de la bourgeoisie haïtienne. De l’avis de plus d’un cette force multinationale n’apportera rien de sérieux de manière durable. Il parait absurde que certains citoyens puissent croire que la solution de la crise passe par l’internationale.
Les policiers kenyans sont depuis longtemps critiqués pour les violations des droits de l’homme qu’ils commettent. Dans une lettre ouverte adressée au Conseil de sécurité des Nations unies en août, Amnesty International n’a pas cacher sa préoccupation par rapport à ce projet en raison des antécédents de la police kenyane en matière de recours à une force excessive et inutile.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le lundi 2 octobre 2023, la résolution 2669, autorisant le déploiement pendant un an d’une force internationale en Haïti. La résolution autorise la force pour un an, avec un réexamen au bout de neuf mois. La force serait autorisée à fournir un soutien opérationnel à la police nationale d’Haïti et elle contribuerait à renforcer les capacités de la police locale par la planification et la conduite d’opérations conjointes de soutien à la sécurité dans le cadre de la lutte contre les gangs et de l’amélioration des conditions de sécurité en Haïti. Elle aiderait également à sécuriser « les sites d’infrastructures critiques et les lieux de transit tels que l’aéroport, les ports et les intersections clés ».
Une douzaine de pays comme la Jamaïque, les Bahamas, Antigua-et-Barbuda, Sénégal, Espagne, Italie, Pérou, Jamaïque, se sont engagés à envoyer du personnel policier et/ou militaire. Le gouvernement américain a promis de fournir la logistique et 200 millions de dollars pour soutenir cette force.
Amnesty International (AI) exige à ce que le Conseil de sécurité des Nations Unies inclue des paramètres de protection des droits humains pour le déploiement de la mission multinationale. Ces paramètres clairs, obligatoires et exécutoires devraient détailler les mesures de surveillance opérationnelle pour empêcher l’usage illégal de la force, la négligence causant des dommages aux populations locales et d’autres abus avant le déploiement. L’organisme en droits humains croit que ces interventions n’ont pas permis de mettre en place des mécanismes de responsabilisation en cas d’usage excessif de la force et ont été témoins d’un large éventail d’abus, y compris d’exploitation sexuelle sur la population civile.
Juste un clin d’œil !