La maladie de la dengue, continue son ascension en République Dominicaine. Plus de 3500 cas ont été recensés par les autorités sanitaires dominicaines, alors qu’on est au 9ème mois de l’année. Ce qui représente de trois fois plus de personnes atteintes de la maladie en l’an 2020. En Haïti, moins de 20 cas de dengue on été recencés en juillet 2019 par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).
Décrite à la fin du XVIIIe siècle lors de l’épidémie du Caire en 1779, l’appellation “Dengue” est originaire du dialecte africain Swahili “Ki Dengua Pepo” qui fait allusion aux crampes musculaires. Transmise par les moustiques, la maladie de la Dengue est une maladie virale de la famille des Flavivirus. Elle est présente dans les régions tropicales et subtropicales.
Habituellement cette maladie a pour symptômes une forte fièvre, des rougeurs, une éruption cutanée et surtout des douleurs musculaires, articulaires et une persistance d’une fatigue pendant quelques semaines. Tout cela guérit habituellement sans traitement particulier, en quelques jours.
Par contre, dans les cas graves, la dengue peut produire de sévères hémorragies avec choc septique, ce qui peut s’averer mortelles. Aussi est il plus qu’essentiel de consulter immédiatement un médecin lors de la constatation des symptômes.
Il n’existe pas un traitement curatif particulier contre la dengue ni de vaccin. Les seules façons de se proteger sont d’éviter toute piqûre de moustique, en dormant sous une moustiquaire; en portant des vêtements longs ou encore par l’utilisation de produit anti-moustique contenant du DEET.
L’administration de fluides et la prise d’analgésiques sont toutefois procurées par les médecins afin de diminuer les sensations de douleur chez les malades. Dans les cas graves, une hospitalisation est necessaire.
Face à l’etat de notre système de santé; du mode de transmission de la dengue et de ces potentiels complications, ajoutées à la vague déportation des haïtiens en république dominicaine, plus d’un redoutent une augmentation des cas sur lebterritoire national. Fort de tous ces constats, l’heure est à la prévention pour la population haïtienne.
Juste un clin d’œil !