Les patients de l’hôpital Sanatorium ont déserté le centre hospitalier depuis le 23 août 2023, à cause des gangs armés qui répandent la terreur à Carrefour-Feuilles et les zones avoisinantes. Le directeur medical de l’hôpital Sanatorium, dit qu’il y a un très grand risque de propagation de cas tuberculeux dans le pays, avec les personnes atteintes de cette maladie éparpillées dans la nature. Il invite la population à la prudence.
À l’hôpital Sanatorium, ce centre hospitalier spécialisé dans les soins de la tuberculose, d’autres affections pulmonaires et le Sida, c’est la panique totale. Des patients, des personnels de santé ont été contraints de vider les lieux face à la menace des gangs armés qui sèment le deuil à Carrefour-Feuilles.
L’ascension des gangs a enfoncé l’hopital dans une crise profonde. Cet établissement qui est comme un patrimoine, disposant d’une clinique externe qui osculte au moins 20 patients par jour, dotant de plus d’une centaine de lits pour hospitaliser non seulement les tuberculeux dont l’état général est plus ou moins détérioré mais aussi les patients infectés du VIH/SIDA et qui en plus des medicaments antiretroviraux ont besoins d’une prise en charge pour d’autres maladies opportunes. L’hôpital se trouve dans une situation critique.
Joint au téléphone, le Docteur Jean Pierre Lambert, directeur médical du Sanotorium s’inquiète face à une éventuelle propagation de la tuberculose en l’absence des soins appropriés aux tuberculeux. Il a aussi souligné que certains tuberculeux dependent des medicaments pour vivre sinon leur état va se détériorer et augmenter la chaîne de transmission du germe de cette bactérie à d’autres personnes dans les prochaines heures.
Selon le directeur médical de ce centre hospitalier, les infectés ne peuvent pas avoir les médicaments et seul le Sanatorium dispose de ces médicaments leur permettant de combattre leur maladie. Outre la tuberculose, un rebond des personnes atteintes des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et le VIH/SIDA est à craindre.
Les responsables du centre hospitalier demandent aux autorités gouvernementales de faire tout leur possible pour mettre fin à cette situation instaurée par les gangs armés pour permettre aux malades de retourner au centre. Il implore la faveur des bandits armés d’épargne les locaux de l’hôpital, qui dessert la population depuis des années, dans le cadre leurs attaques.
Juste un clin d’œil