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Diplomatie

Rivière Massacre: Les relations diplomatiques et consulaires de la République Dominicaine et D’Haiti, sont-elles menacées?

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Le conseil national de sécurité dominicain, dirigé par le président Luis Abinader a pris une série de mesure dans le but ultime, d’exiger l’arrêt des travaux qu’effectuent Haïti sur la rivière de Massacre. Ce qui rend la relation diplomatique haitiano-dominicaine très tendue, car les autorités gouvernementales dominicaines sont très mécontentes par rapport à la démarche des habitants de Ouanaminthe.

 

Animés d’un fort esprit de patriotisme et de révolte contre l’oppression et l’irrespect grandissant du Chef d’Etat dominicain, les haïtiens refusent d’abandonner la construction de cette unique tronçon pour l’arrosage de leur plantation conscient que les paysans dominicains eux ont accès à 11 troncons du même genre qui arrosent les leurs.

Les deux pays se partageant l’île d’hispaniola n’ont historiquement jamais eu de très bon rapport. Mais du 2 au 8 octobre 1937, date ou plus de 34 000 civils Haïtiens et de dominicains d’ascendance Haïtiennes se sont fait massacrés. De nos jours, les rapports entre ses deux pays sont devenus encore plus tendus.

Aussi, la republique dominicaine lance une série de mesure, afin, selon elle, de faire pression sur les autorités Haïtiennes pour cesser les travaux de canalisation.

Formulé en 5 points, à savoir: Suspendre définitivement l’entrée de toutes les personnes impliquées dans le conflit et de ne plus délivrer de visas aux ressortissants haïtiens jusqu’à nouvel ordre.Maintenir la fermeture totale de la frontière par Dajabón et, si le conflit n’est pas résolu d’ici jeudi, fermer complètement la frontière au commerce terrestre, maritime et aérien.

Il envisage aussi de réactiver la saisie douanière au niveau de la rivière Dajabón, au début du canal La Vigía, comme mesure à court terme pour garantir l’approvisionnement en eau des producteurs dominicains. Lancer le processus de construction du projet de barrage de Don Miguel comme solution définitive à long terme. La conception de cet ouvrage a commencé l’année dernière et elle est estimée à environ 30 mois, pour un coût d’environ 2,7 milliards de pesos. Les appels d’offres seront lancés immédiatement en vue de demander une réunion bilatérale de la table ronde binationale sur l’eau afin de parvenir à une solution définitive.

Lieu historique pour les deux pays. La ville de Dajabón est située du côté Est de la frontière Haïtiano-Dominicaine. Elle fût fondée par le Général Haïtien Toussaint Louverture.

Importante zone commerciale. La fermeture de cette frontière aura un réel impact sur l’economie de la République Dominicaine dont nombreux secteurs dependent, en grande majorité, du main d’oeuvre bon marché des travailleurs Haïtiens.

Toujours enclin à se tailler la plus grosse part du lion, si non le lion tout entier, les dirigeants dominicains continuent de s’entêter dans leur volonté d’empêcher par tous les moyens l’irrigation des terres haïtiennes par la rivière binational. Les dirigeants Haïtiens, face au devouement du peuple haïtien debout comme un seul homme pour la construction de ce canal ne pipent pas mot.

Ils semblent que les officiels dominicains devront, face aux torts que leur causeront la fermeture de cette frontière et l’arrêt des services consulaires, descendre de leurs grands chevaux.

Juste un clin d’œil !