Une nouvelle vague de panique a défiguré plusieurs quartiers de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, ce jeudi matin, 20 février 2025, après une offensive violente des groupes armés à Carrefour-Feuilles, la veille. Après une nuit de terreur, marquée par des tirs nourris et des affrontements, des habitants de différents quartiers ont pris d’assaut les rues pour protester contre l’insécurité de plus en plus présente dans la capitale haïtienne.
L’attaque des gangs dans la zone de Carrefour-Feuilles a semé la terreur parmi les résidents, incitant un grand nombre d’habitants à fuir en urgence, dans l’espoir d’échapper à la violence des affrontements. Face à la menace grandissante de représailles violentes, de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leurs foyers, à la recherche désespérée d’un refuge contre les violences des gangs armés.
La situation dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince est désormais catastrophique. L’insécurité, alimentée par les actions des gangs armés, met en évidence l’escalade inquiétante des violences en Haïti. Des quartiers comme Bourdon, Christ Roi, Lalue, Bois-Verna et Delmas 32 vivent dans un climat de terreur permanente, alors que les autorités haïtiennes peinent à apporter une réponse efficace.
Pour exprimer leur colère face à l’inaction des autorités et à l’absence de soutien pour garantir leur sécurité, les habitants ont érigé des pneus enflammés dans les rues de Port-au-Prince. Ce geste de protestation a paralysé la circulation, devenant un symbole du désespoir des résidents face à une situation qu’ils jugent hors de contrôle.
Malgré l’arrivée de renforts matériels et le déploiement de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des troupes de la mission multinationale, aucune mesure concrète n’a été mise en place pour endiguer cette spirale de violence. Les résidents de la capitale continuent de vivre dans l’incertitude, espérant que la situation finira par s’améliorer, mais le climat de terreur persiste.
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