Des manifestations antigouvernementales ont eu lieu, ce lundi 5 février, à travers diverses villes du pays, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, suite à l’appel de plusieurs leaders de l’opposition politique. Plusieurs centaines de personnes ont ainsi foulé le macadam pour exiger la démission du Premier ministre Ariel HENRY au pouvoir.
Scandant des propos hostiles au Chef du Gouvernement, des centaines de citoyens ont déscendu à travers les rues de la capitale pour exiger le départ du locataire de la Primature après plus de 30 mois au pouvoir. Ils ont aussi fustigé le comportement d’Ariel Henry et de son gouvernement face au phénomène d’insécurité bondissante dans le pays qui empêche à la population haïtienne de circuler en toute quiétude.
Le mouvement de protestation a forcé la fermeture des écoles. Les activités économiques et commerciales ont été perturbées en milieu de journée. Les protestataires ont utilisé de grosses pierres, des pneus enflammés, des voitures pour barricader les routes et empêcher la circulation.
La manifestation a été dispersée à coups de gaz lacrymogènes au niveau de Delmas 40 B par des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), notamment des agents de l’UDMO, qui ont tout fait pour empêcher aux manifestants d’arriver à leur destination finale. En signe de réaction, les protestataires ont lancé des jets de pierre en direction des forces de l’ordre qui, à un certain temps, ont fait usage de balles réelles pour déstabiliser les mouvements des rues à Delmas.
Les manifestants ont appelé à une intensification de la mobilisation populaire, en vue d’un soulèvement général contre le régime de facto en place. L’insatisfaction de la population, dans ce gouvernement, est alimentée par la colère face à la corruption, à l’inflation galopante et aux difficultés d’obtenir des produits de première nécessité, ainsi que le phénomène d’insécurité généralisée.
La colère monte, en Haiti, à la veille du 7 février 2024, date marquant la fin de la période de transition politique, selon un accord datant du 21 décembre 2022 signé par le locataire de la primature et ses alliés. La population haïtienne se montre très alarmée face au mode de gouvernance du neurochirurgien qui ne se montre guère préoccupé par la situation inhumaine des citoyens, face à cette misère abjecte et la violence inouïe des gangs.
Juste un clin d’œil !