Contre toute attente, le Kenya ne s’engagera pas à donner suite à la demande urgente du gouvernement haïtien, en ce qui attrait au démantèlement des gangs. Il opte plutôt pour une intervention stratégique qui vise à protéger des infrastructures, révèle le journal Miami Herald; citant une source diplomatique.
La soif de la Police Nationale d’Haïti, des représentants du gouvernement et de certains membres du corps diplomatique n’est pas étanchée par rapport à l’éventuel déploiement d’une force étrangère. En effet, après l’évaluation de la délégation du Kénya, le démantèlement des gangs ne sera pas le principal objectif de la mission, mais plutôt, celui de protéger les infrastructures. Ce qui, selon les critiques, ne contribuera pas à résoudre le problème de sécurité dans le pays.
Au lieu de mener des opérations pour démanteler les gangs et instaurer un climat de sécurité dans la région métropolitaine, la commission du Kenya en Haïti entend offrir ses services pour la protection des infrastructures gouvernementales clés telles que les aéroports, les ports et les routes principales.
Les gangs contrôlent environ 80 % de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, et les crimes violents tels que les viols, les enlèvements contre rançon, les vols à main armée et les détournements de voitures sont le lot quotidien des haïtiens. Selon le secrétaire général des nations-unies, Antonio Guterres Haïti à besoin d’une « force robuste » pour démanteler les foyers de gangs, qui contrôlent désormais la majeure partie de la capitale et d’autres villes du pays.
Le gouvernement de facto dirigé par Ariel HENRY ne devra-t-il pas changer de plan par rapport à cette proposition du Kenya? Puisque, de l’avis de plus d’un, le déploiement d’une force étrangère pour trouver des pistes de solutions pour instaurer le calme et résoudre l’insécurité reste à déterminer.
Juste un clin d’œil !