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Éditorial

Haïti-Société: Quand l’État est irresponsable, la population devient inexistante

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La rareté de carburant devient, quotidiennement, une chanson adoptée par toutes les couches sociales du pays. C’est un phénomène qui rend invivable toute la population.

Des milliers de gens, dans des pompes à essence avec des gallons jaunes en main en quête de carburant, soit pour voiture, génératrice, motocyclette, et pour ne citer que celles-là, ne savent pas à quel saint se vouer puisque cette rareté semble produite par les autorités mêmes. Hélas!

Économiquement, Les marchés formel et informel fonctionnent au ralenti vu au coût exorbitant demandé par les motards et les chauffeurs de camionnettes et bus; soit deux fois la valeur du coût précédent. Des supermarchés sont obligés à avoir un changement d’horaire; des entreprises privées réduisent leurs personnels, car le carburant devient, en Haïti, un or introuvable.

Dans le secteur de la santé, les portes de plusieurs hôpitaux sont fermées jusqu’à date, phénomène causé par cette rareté. Des médecins, de façon involontaire, renvoient leurs patients chez eux, car ils ne savent où trouver de carburant.

Malgré la présence du Ministre de l’Intérieur et aussi Ministre de la Justice « ad interim », M. Liszt QUITEL, au terminal de Cité Soleil, arguant avec fierté : « M mete pye m atè », la rareté reste dans les chansons quotidiennes des haïtiens, car les varreux sont pris en otage par des hommes lourdement armés qui s’allient au groupe « Manyen youn manyen tout ».

Jusques à quand?

L’impuissance des autorités haïtiennes, face aux bandits qui sèment de la pagaille dans plusieurs coins du pays, augmente de jour en jour, et le peuple reste aux abois.

Quid des autorités policières et militaires?

C’est clair qu’Haïti, jadis « perle des Antilles »,  n’est plus dirigée par les forces légalement connues par la constitution sinon, et surtout, par des bandits dont leurs paroles sont respectées le plus par la population que celles des « soit-disant » représentants de l’État.

En tout cas, on ne sait pas quand le carburant cessera d’être une perle rare en Haïti, mais en attendant, messieurs, vous qui vous dîtes révolutionnaires, vous qui pensez que vous travaillez dans l’intérêt du pays, faites donc un « volte-face », laissez passer les carburants, car le peuple n’en peut plus.

Les pompes à essence sont restées fermées jusqu’à cette présente minute. Hélas! Ala Traka Papa!

Juste un Clin D’oeil !