7 juillet 2021 – 7 juillet 2022, 1an depuis que le Président Jovenel Moïse a été assassiné en sa résidence privée à pèlerin 5, l’enquête se poursuit en Haïti.
Certains adversaires farouches du feu président pour qui, les barricades ne représentent plus l’avenir, sont entrain de déguster le miel du pouvoir aux côtés de M. Henry, mais les barricades de la misère et de l’insécurité hantent de plus en plus la population haïtienne.
Peu après l’assassinat crapuleux du Président Jovenel Moïse, supporté par la communauté internationale (constituée des ambassades les plus puissantes et de la représentante du secrétaire général des Nations-Unies en Haiti d’alors, Mme Helen La Lime), Ariel Henry s’est affirmé dans un pouvoir monocéphale à la tête du pays, il tourne en rond autour du dossier de l’assassinat du président.
Reproché d’avoir été en contact avec le présumé planificateur de l’assassinat, Joseph Felix Badio, jusqu’à présent en cavale, les partisans du feu président Jovenel Moïse accusent l’actuel Premier Ministre d’être l’obstacle majeur pour l’avancement de ce dossier.
À tort ou à raison, tout le monde sait que le système judiciaire haïtien n’est pas assez fort pour maintenir son indépendance face à certaines pressions politiques. On se demande si l’imbroglio autour du comportement passif de M. Henry dans le cadre de ce dossier ne cache pas une certaine obstruction à la justice?
De l’autre côté dans le camp des adversaires du président, les intérêts politiques s’agitent. Ceux qui ne trouvent pas leur part du gâteau de M. Henry attendent d’autres opportunités et planifient d’autres stratégies, alors que ceux qui y trouvent jouent la ballade des gens heureux sur la misère du peuple haïtien.
D’ailleurs, Maintenant les barricades ne représentent pas l’avenir de la jeunesse haïtienne. Ils ont tué Jovenel Moïse, et pour eux, le pays se porte à merveille. Il est bien clair que les habitants des quartiers les plus démunis n’ont plus de défenseurs pour la simple raison, qu’on ne parle pas avec la bouche pleine. « Ministè Planifikasyon, se Avni nou. »
On se demande jusqu’à quand prendra fin la gouvernance d’Ariel Henry, peut-être 3 ans? Qu’en savons-nous ?
Ce dernier, qui avait, d’ailleurs, pour mission principale d’organiser les élections générales en vue de doter le pays d’autorités légitimes et constitutionnelles, mais finalement, préfère de faire passer le temps.
Ce n’est non seulement le temps qui passe dans ce contexte de crise aiguë, mais aussi et surtout l’insécurité est à son paroxysme en Haïti.
La flambée du kidnapping semble être la normalité pour l’équipe au pouvoir, le pays fait face à un marasme économique, les problèmes récurrents de carburant ne signifient rien pour les autorités alors que la population haïtienne, dans son ensemble, n’arrive pas à tenir le coup.
Si pour certains opposants, le pays n’était pas dirigé sous la gouvernance de Jovenel Moïse, la nouvelle réalité montre qu’il l’est encore moins sous la gouvernance du PM Ariel Henry, et de ses collaborateurs qui fustigeaient, sans relâche, le président Jovenel Moïse.
Les mêmes personnalités de la politique haïtienne qui, hier, disaient-ils, que Jovenel Moïse était tout le mal d’Haïti, sont ces mêmes personnalités, un an après l’assassinat du président, qui n’arrivent pas à s’entendre pour un mieux-être du peuple haïtien. Jovenel Moïse est parti de cette manière si tragique, la population ne peut même pas rêver d’un avenir meilleur; l’opposition, la société civile, les tenants du pouvoir actuel sont confortables dans la misère ambiante du peuple haïtien.
Mais à qui en profite ce crime odieux?
L’avenir nous dira le reste…
Juste un Clin D’œil.