Les syndicats du transport en commun ont reporté les trois (3) journées de grève. Les syndicalistes ont pris cette décision en raison des examens du baccalauréat qui débutent ce lundi 31 juillet 2023. Cependant, certaines informations font croire que les syndicalistes ont pris cette décision suite à des négociations entre le gouvernement et l’équipe au pouvoir.
Faisant suite à la demande de plusieurs organisations et personnalités notamment du secteur éducatif, les syndicats de transport ont annulé leur mot d’ordre de grève en raison des examens de fin d’études secondaires fixés du 31 juillet au 3 août 2023. Les syndicalistes n’entendent pas lâcher prise dans leurs mouvements de revendications. Ils précisent qu’ après le déroulement des examens officiels de fin d’études secondaires, ils vont essayer, par tous les moyens, de forcer le gouvernement à baisser de 40% les prix des produits pétroliers sur le marché local.
Toutefois, aucune date n’est, pour l’instant, retenue par les syndicats du secteur du transport public et organisations syndicales du transport terrestre, comme l’APCH, FUTRAH, MUTH et FOSSHA, pour relancer la grève. Ces derniers continuent de minimiser la réduction insignifiante de 10 gourdes faite par le gouvernement en place sur le prix de la gazoline et celle de 50 gourdes sur le gazoil et le kérosène. Il ont fait savoir que les prix des produits pétroliers ont chuté considérablement sur le marché international.
Le décret du 9 mars 1995 stipule que les droits d’accises sont perçus en même temps que les autres droits à l’importation auxquels ces produits pétroliers sont soumis. Ils sont ajoutés à chaque arrivage pour prendre en compte les variations du prix de revient total, entraînant une augmentation ou une diminution du prix à la pompe supérieure à 5%. Ce décret n’est pas toujours respecté par les autorités gouvernementales qui appliquent ce décret sauf quand le prix des produits pétroliers augmente sur le marché international, alors que le prix du carburant doit augmenter ou diminuer en Haïti selon sa fluctuation au niveau international.
Le prix du gallon de gazoline est fixé à 560 gourdes contre 570 gourdes, soit une diminution de 10 gourdes, pour le diesel, il passe de 670 à 620 gourdes et le kérosène n’est plus à 665 gourdes, il se vend à 615 gourdes pour une soustraction de 50 gourdes, depuis le 20 juillet 2023. Alors que les prix de ces produits continuent de chuter sur le marché international.
Selon les observateurs, si le gouvernement déciderait d’appliquer ledit décret, le prix du gallon gazoline devrait se vendre à près de 350 gourdes, celui du diesel et du kérosène à environ 400 gourdes à la pompe.
À rappeler que des dirigeants d’organisations syndicales, dont Montès Joseph (FUTRA), Jacques Anderson Desroches (FOSSA), Bénissoit Duclos(MUTH), Méhu Changeux (APCH), Rémy Sanozier (CNST) et Sonson Dumé (BSAC), signataires du protocole d’accord pour la révision à la hausse du carburant, auront droit, selon les termes du document, à des privilèges liés à l’entente. Le gouvernement haïtien avait procédé, le 11 Janvier 2022, à l’installation de la commission d’observation autour de l’application de l’accord signé entre l’Etat haïtien et les syndicats de transports qui va permettre de réorganiser et de revoir à la baisse les prix du transport en commun, à en croire les propos de mise en contexte du ministre du commerce et de l’industrie à la cérémonie d’installation.
Ce qui permettrait aux syndicalistes de faire des recommandations sur l’ajustement des prix du carburant. Les syndicats ont fait savoir qu’ils restent particulièrement attachés au respect de la loi du 9 mars 1995 relative à l’ajustement régulier des prix du carburant, à la fixation du coût du transport public.
Juste un clin d’œil !