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Éditorial

Éditorial: le remord d’un patient cancéreux ausculté par un neurochirurgien et un gynécologue

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Garry CONILLE a été précipité vers la sortie après un coup de maître du Président du Conseil Présidentiel de Transition, Leslie VOLTAIRE, qui l’a éjecté à la tête de la Primature ainsi que ses fervents serviteurs: Dominique DUPUY (Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes), Nesmy MANIGAT ( Son Directeur de Cabinet), Carlos HERCULE (Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique) et consorts. Le désormais ancien Premier ministre a payé le prix de son arrogance extrême, de sa politique volcanique et de ses luttes d’influence personnelles.

 

Le Conseil Présidentiel de Transition, dirigé par Leslie VOLTAIRE, a eu gain de cause au dépend de Garry CONILLE qu’il a humilié en le mettant hors jeux en une fraction de seconde malgré les réticences de ce dernier à accepter sa défaite. L’ancien Chef du gouvernement de transition a connu définitivement son deuxième affront politique après celui de 2011. Le Coordonnateur du CPT n’envisageait pas faire machine arrière dans ses projets de remaniement juste pour céder à la réticence de M. CONILLE, qui a été méconnaissable.

Après avoir extirpé le médecin sous les feux des projecteurs, Leslie VOLTAIRE et sa bande à la Villa d’Accueil ( Smith AUGUSTIN, Louis Gérald GILLES, Emmanuel VERTILAIRE, Laurent SAINT-CYR Saint -Cyr, Régine ABRAHAM, et Frinel JOOSEPH) ont fait choix de leur nouveau joyau ( Alix Didier FILS-AIMÉ) comme leur colistier dans l’autre branche de l’exécutif. Il est actuellement le Chef du Gouvernement.

Garry CONILLE n’a même pas eu le temps de récupérer les territoires perdus maison par maison, quartier par quartier, ville par ville ou encore périmètre par périmètre comme il l’aurait souhaité. Il n’a eu que quelques jours pour faire ses adieux aux employés de la Primature. L’homme avec la casquette à l’effigie Piète Ministre, qui se retrouve sur une scène politique si fragile et dirige avec arrogance, a eu une défaite de la honte.

En poste depuis seulement cinq mois, le gynécologue n’a pas eu le temps de soigner même une des plaies du pays, les habitants des quartiers de Delmas 24 et Solino entre autres ont été terrorisés par la violence des gangs sous sa gouvernance. Il était préoccupé à gérer les querelles avec le Conseil Présidentiel de Transition, les propagandes mensongères et les fausses promesses.

De juin à novembre, le bilan de Garry CONILLE n’est pas différent de celui de son prédécesseur et collègue médecin Ariel HENRY. Son bilan est marqué par des voyages, des promesses non tenues et la population n’a rien bénéficié du passage du gynécologue à la Primature. La décision de le renvoyer survient après des semaines de mésententes et de bras de fer avec le Coordonnateur du Conseil de transition, suite à sa demande de mettre du sang neuf dans les ministères régaliens, notamment les ministères des Affaires étrangères, de la Justice, des Finances, des Collectivités territoriales, de la Coopération externe entres autres. Des Portefeuilles ministériels que détenaient Garry CONILLE au cours des cinq mois.

Le médecin de 58 ans qui a déjà été Premier ministre d’Haïti pendant six mois entre 2011 et 2012, a fait un piète passage à la Primature une nouvelle fois, après la démission du neurochirurgien qui a été contraint de démissionner en mars dernier, controversé Ariel Henry. Les médecins n’arrivent pas à sauver le malade qui n’a pas pu supporter une maladie identifiée, mais le traitement semble impossible à trouver.

Le pays connaît une instabilité politique chronique, amplifiée par la conjoncture actuelle. Le Conseil Présidentiel de Transition peine à livrer la marchandise et compte désormais son deuxième Premier ministre à 7 mois de la magistrature suprême du pays. Haïti et sa population ne cessent de souffrir face à l’ingérence de la communauté internationale et le mutisme des autorités responsables. L’heure est grave, surtout dans cette vague de violence. Nous avons besoin de résultats concrets et transparents. L’instabilité politique est chronique mais il reste peu de temps à la population qui est livrée face aux attaques sanglantes des bandits armés.

Juste un clin d’œil !