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Éditorial

Éditorial: Fausses alertes !

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C’est une lutte acharnée pour le siège de la Primature, après que les membres du Conseil présidentiel de Transition ont été à couteaux tirés pour la présidence de la structure dirigeante. Chaque secteur ou chaque parti politique veut, à tout prix, prendre le trône pour diriger le gouvernement intérimaire de transition aux côtés des 9 conseillers présidentiels.

 

À la Villa d’Accueil, à Musseau, c’est la ruée, plus d’une cinquantaine de personnalités ont défilé cette semaine, cartable ou enveloppe jaune en main pour aller déposer leur candidature au poste de Premier Ministre, sans tenir compte de l’enjeu et des lourdes tâches qui leur seront confiées dans une pareille conjoncture.

La liste est déjà trop longue, mais d’autres candidats arriveront, peut-être, aujourd’hui. Au rang des candidats se trouvent l’ancien sénateur Anacacis JEAN-HECTOR, l’ex -Premier Ministre Garry CONILLE, les anciens ministres Michel BRUNACHE et Gérard GERMAIN, les anciens Commissaires du Gouvernement Lucmane DÉLILE et Inel TORCHON, le chouchou de Pitit Desalin Fritz BÉLIZAIRE, Smith MAGNY, Dr Fénol METELLUS entres autres noms, qui rêvent de s’installer à la Résidence Officielle, située, elle aussi, à Musseau.

Choisir un Chef du Gouvernement se révèle plutôt un véritable casse-tête pour les 7 membres ayant le droit de vote. Parmi ces candidats désirant prendre les rênes de la Primature, des personnes de bonne volonté veulent se mettre au service du pays, désirant apporter leur pierre angulaire pour remettre le pays sous de nouvelle dynamique  positive.

D’autres, par contre, veulent nourrir leur désir de jouir effrontément des privilèges liés au poste sans se soucier du marasme extrême auquel se plonge le pays. Le défi sera énorme pour le prochain gouvernement à remettre le pays sur ses pieds d’estrade, avec la violence armée et la rage des gangs de faire obstacle au gouvernement.

L’article 6 de l’accord politique du 3 avril 2024, stipule que: « Le/la Premier.ère ministre est nommé.e par le Conseil Présidentiel de la Transition en consultation avec les signataires du présent Accord, d’autres structures politiques et de la société civile intéressées à adhérer audit Accord, sur la base d’une liste de noms soumis par chacun des secteurs, ne dépassant pas un total de 15 candidatures, conformément aux mécanismes et critères établis dans le document portant Organisation et Fonctionnement du Conseil Présidentiel de la Transition, faisant partie intégrante de l’Accord ».

On ne devrait avoir qu’une quinzaine de candidatures, et on est déjà à près d’une centaine. Le CPT aura des bâtons dans les roues pour faire le tri avant de choisir la personnalité le plus Premier Ministrable. Se préparant aussi à avoir de nouveaux ennemis politiques, s’opposant catégoriquement à cette démarche quoiqu’ils se soient portés candidats pour se faire complice.

Jusqu’à date le temps presse, le Conseil Présidentiel de Transition a raté les premiers instants car ils n’arrivent toujours pas à former le gouvernement plus de deux mois après l’annonce de la démission du gouvernement d’Ariel HENRY. Combien de temps vont-ils prendre pour choisir les nouveaux ministres et les Secrétaires d’État ?

Pendant ce temps, les citoyens vivent dans la terreur des bandits armés, la misère abjecte, le désespoir qui assombrit leurs cieux au quotidien, alors qu’ils sont en quête d’un bien-être et de la sécurité dont ils ont été emparés, autrefois.

Entretemps, les membres du Conseil Présidentiel de Transition commencent déjà à faire la séparation du gâteau économique. Ils ont dilapidé les fonds destinés aux renseignements et investigations du moi de mai. Les promesses de postes sont nombreuses et la partie du gâteau qui reste est peu.

Fausse Alerte🔔 🚨 ‼️

Juste un clin d’œil !