Connect with us

Éditorial

Éditorial : Ariel Henry, un obstacle, l’ennemi certain du bien-être du peuple haïtien

Published

on

Écouter cet article AWOBAZ Audio · 4 min
0:00/4:00

Le Premier ministre Ariel HENRY n’entend pas laisser la Primature avant d’organiser des élections et de rétablir la sécurité dans le pays. Le Chef du Gouvernement croit que le peuple haïtien ne doit pas se tromper d’adversaire. Considérant que la police et le gouvernement ne sont pas les adversaires de la population, sans en faire mention.

 

Dans une adresse à la nation en date du 8 février 2024, Ariel HENRY a berné la population haïtienne avec son discours moribond qui ne tient pas compte des revendications populaires. Le neurochirurgien en a profité pour féliciter la PNH, pas pour avoir rétabli la paix et la sécurité dans le pays, mais pour avoir empêché à la population de manifester dans les rues exigeant son départ et pour avoir fait usage abusif de gaz lacrymogènes et de balles réelles.

« Une transition politique ne peut remplacer une autre », a-t-il déclaré dans ses propos. Mais qu’est-ce que l’actuel Premier Ministre, durant sa période de transition politique, a fait pour remédier l’ordre démocratique ?

Selon les dires du locataire de la Primature, la mission principale d’un gouvernement de transition est de créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections. Mais quelles sont les dispositions prises par ce gouvernement de facto pour réaliser les compétitions électorales après 31 mois au pouvoir ?

« Une fois le problème de l’insécurité commence à être résolu, nous lancerons le processus électoral pour donner la possibilité au peuple haïtien de choisir ses dirigeants à travers de bonnes élections », a déclaré le neurochirurgien. Le constat  montre que jusqu’à date l’équipe au pouvoir n’a rien fait pour stopper la violence généralisée des gangs armés dans le pays. Au contraire, la situation s’est empirée davantage, les gangs ont gagné beaucoup plus de territoires.

Des discours truffés d’appels de vivre ensemble, de fausses promesses, d’assurances entre autres. Enfin, c’était, pour certains, une addresse à la nation comme à l’accoutumée. Mais toujours est-il, aucune action concrète, de la part du docteur, pour montrer sa volonté et sa détermination de permettre aux citoyens vivant dans le pays de respirer un peu de ces conditions inhumaines.

Annonçant qu’il va continuer à dialoguer avec les différents acteurs de la société pour remédier à la crise, cependant à chaque discussion pour trouver un consensus politique, le pouvoir et ses alliés n’ont jamais réussi à s’entendre avec les autres acteurs pour trouver une entente réelle.

En guise de démission, M. Henry promet l’organisation des élections tout de suite après le rétablissement de la sécurité en utilisant la Police Nationale d’Haïti (PNH), à la fois comme bras de fer et politique afin de protéger son pouvoir.
Combien de mois doit attendre encore la population qui ne cesse de rêver un retour à l’ordre constitutionnel? En tout cas, l’insécurité bat son plein, ce gouvernement passera beaucoup plus de temps, et ARIEL EN RIT!

Juste un clin d’œil !