Les représentants de Fanmi Lavalas et de l’Accord Montana constituent les principaux obstacles du Conseil présidentiel de transition. Très frustrés, Accord Montana, Fanmi Lavalas et leurs alliés ont utilisé tous les moyens possibles pour boycotter l’élection de la mise en place du Conseil présidentiel.
Dans une correspondance, l’accord Montana a exigé le report des élections pour 72 heures. Il en veut pour preuve le manque de transparence dans le processus car, soutient-il, les candidats ne sont pas connus. En raison de l’ambition de ces 2 groupes, les élections pour la présidence du dit conseil sont reportées sine die.
Selon le Bureau de Suivi de l’Accord Montana, il est prématuré d’organiser ces élections, compte tenu de l’absence d’un accord politique informant la nation des grandes lignes de la transition, ainsi qu’un document sur l’organisation, le fonctionnement, la mission spécifique du Conseil et des responsabilités particulières de chaque membre. Ils menacent de chavirer le Conseil présidentiel s’ils n’obtiennent pas gain de cause.
Fanmi Lavalas, pour sa part, demande un report de 48 heures minimum. Les Lavalasiens demandent à ce que le Conseil se réunisse pour convenir d’un mandat pour la direction du conseil présidentiel et un mode de vote clairement défini. Il a aussi souligné que les candidats doivent se présenter, lors d’une réunion, en présence de tous les membres et représentants des secteurs; 24 heures de concertation avec les secteurs; un vote selon la méthode convenue entre autres, sont les conditions proposées par le parti de l’ancien président Jean Bertrand ARISTIDE.
La bande à Fritz Alphonse JEAN et celle de Leslie VOLTAIRE veulent, à tout prix, la présidence du CP. Le représentant de Fanmi Lavalas a même exigé ouvertement le retrait de Emmanuel VERTILAIRE, le représentant du parti politique » Pitit Desalin » car il a du mal à digérer la présence de Moïse JEAN-CHARLES. Fritz Alphonse JEAN et Leslie VOLTAIRE sont les véritables bourreaux qui s’opposent à tout autre projet. Ils estiment qu’à eux seuls, ils peuvent trouver la solution à la crise de manière clanique.
Jadis, des éternels opposants au gouvernement d’Ariel Henry, l’opposition politique est incapable de s’asseoir et de trouver un accord pour solutionner la crise haïtienne. Les acteurs ne font montre d’aucune volonté pour trouver une solution concertée à cette crise qui perdure. La population haïtienne n’en peut plus.
Juste un clin d’œil !