Les habitants de Carrefour-Feuilles et des quartiers avoisinants qui se sont réfugiés au Collège Leclerc Tertulin Enseignement Secondaire, suite aux attaques récurrentes des bandits armés de Grand Ravine ces derniers jours, connaissent des conditions de vie déplorables. Les membres du comité de gestion de cet abri redoutent une éventuelle vague du choléra vue les conditions sanitaires dans lesquelles vivent les victimes.
«Nous hébergeons plus de 400 personnes, les gens viennent tous les jours, la majorité dorment à même le sol et les conditions d’hygiène s’empirent au quotidien. Nous n’avons pas d’assistance médicale, les toilettes sont dans un piteux état. Nous vivons un cauchemar au quotidien. Nous redoutons une nouvelle vague des cas de choléra dans l’établissement », témoigne un des membres du comité de gestion dudit centre.
Jean Guary Joseph, habitant de Savanne Pistache, nous fait part de sa situation depuis après sa fuite : « Je suis là depuis le vendredi 25 Août avec ma femme et mes trois filles, les bandits ont incendié notre maison, nous étions dans l’obligation de fuir avec l’unique vêtement que nous portions, en outre nous sommes reconnaissants envers les responsables de l’institution qui nous ont accueillis malgré les conditions désastreuses », nous confie-t-il.
Mme Guillaume Rébecca est responsable de la logistique dans le centre, elle explique que les réfugiés sont en manque de tout: l’eau potable, l’électricité. Ajouter à cela, elle souligne que la nourriture n’est pas proportionnelle par rapport à la quantité des personnes. Qui pis est, les filles n’ont presque plus d’intimité pour effectuer un besoin.
« Les besoins sont nombreux n’était-ce pas les membres de l’Office de Protection Citoyen (OPC), le Programme Alimentaire Mondial PAM, et l’UNICEF qui nous prêtaient main forte, la situation serait pire. Jusqu’à présent, on n’a remarqué la présence d’aucun représentant de l’Etat central. », affirme t-elle.
Les membre du comité croient que l’appui d’autres partenaires est nécessaire pour organiser une clinique mobile, accorder une assistance psychologique aux enfants, qui sont traumatisés, et aux victimes qui avoisinent les 20.000, réparties sur plusieurs centres d’hébergement.
Les responsables de l’établissement auront, sans doute, besoin de quelques salles dans les jours à venir pour évaluation des nouveaux inscrits, a révélé une source. À quatorze jours de la réouverture des classes les habitants de carrefour feuille ne demandent qu’une action concrète de l’état pour qu’ils puissent rentrer chez eux.
Selon l’organisation Mondiale Panaméricaine de la Santé (OPS) et l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) le choléra reste à l’échelle mondiale une menace pour la santé publique et un indicateur de l’absence d’équité et de l’insuffisance du développement social.
Juste un clin d’œil !