À l’occasion de la 19e édition des Mardis de la Nation, tenue ce mardi 29 juillet 2025 à la Primature, les autorités ont présenté les efforts déployés pour soutenir les personnes déplacées internes (PDI) et les rapatriés, victimes de la crise sécuritaire. Par la voix de deux membres du gouvernement, elles affirment miser sur une action structurée, coordonnée et continue.
Introduite par le Secrétaire d’État à la Communication, Bendgy TILIAS, la séance a été ouverte par le directeur général du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), Serge Gabriel COLIN, qui a présenté les principales actions du gouvernement face à la crise humanitaire.
Depuis mars 2025, selon ses déclarations, le FAES a distribué 1 013 042 plats chauds à travers le pays. À Bourdon, dans le camp de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), où vivent environ 7 000 déplacés, sept restaurants communautaires ont été mis en place. Ces structures ont une capacité de production de 7 000 plats par jour.

En tout, ce sont près de 40 000 plats chauds qui sont livrés quotidiennement dans une quarantaine de camps à travers le pays, dont 37 situés dans le département de l’Ouest.
Dans le cadre de l’élargissement du programme, quatre unités mobiles ont été déployées dans le département du Centre, assurant la distribution de 4 000 plats par jour, en coordination avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), l’Office National de la Migration (ONM) et les autorités locales, dont le délégué départemental.
Le FAES a également distribué 21 000 kits sanitaires à des familles, composées en moyenne de cinq personnes. Par ailleurs, les kits alimentaires ont été améliorés : au lieu de ne contenir que du riz, ils incluent désormais des produits prêts à consommer comme des corn flakes, des bonbons, etc. En complément, 9 000 récipients d’eau de 5 gallons chacun ont été remis aux familles pour faciliter l’accès à l’eau potable.
Prenant la parole à son tour, le ministre chargé de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Herwil GASPARD, a tenu à rappeler que cette crise humanitaire n’est pas liée à une catastrophe naturelle, mais à l’insécurité généralisée. Selon lui, il s’agit d’un défi collectif qui exige méthode et solidarité.
Il a présenté les trois axes principaux de l’intervention gouvernementale : l’appui direct aux déplacés vivant dans les camps, le relogement, coordonné par l’ONM, l’accompagnement des rapatriés, via des échanges réguliers et une collecte quotidienne de données pour mieux cerner leurs besoins et faciliter leur réinsertion.
Selon les données fournies par la DGPC, un million de personnes sont actuellement déplacées dans le pays, dont 180 000 vivent dans des camps (soit 14 à 15 %). Le ministre a souligné que les 85 % restants, vivant en dehors des camps, bénéficieront aussi d’un accompagnement adapté.
Dans cette optique, un accord a été signé avec l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) afin de permettre aux déplacés d’apprendre un métier. Il a également évoqué les rencontres organisées avec les PDI, pour mieux comprendre leurs attentes et construire des réponses adaptées.
En conclusion, le ministre GASPARD a annoncé le lancement, le 4 juillet dernier, du programme PREJeune, visant à créer des maisons de jeunes dans plusieurs quartiers. Ces structures doivent offrir aux jeunes des alternatives aux groupes armés, en leur proposant des activités utiles, éducatives et protectrices.
Juste un clin d’œil !